Titre : LANGAGE IDÉAL ET LANGAGE ORDINAIRE : Où SE TROUVE LA COMMODITÉ POUR L’HOMME ?
Auteur.e.s : Michel SAHA, .
Résumé :
Les philosophes du langage idéal que sont G. Frege, B. Russell et L. Wittgenstein ont découvert que le langage
ordinaire est défectueux du fait de l’instabilité et de la mutabilité de ses expressions. Pour remédier à cela, ils
proposent de créer ou inventer un langage scientifique idéal, parfait, qui exprimerait les pensées sans aucune
ambiguïté. Mais, il ne faut pas perdre de vue que l’homme est un être social qui est confronté à des situations diverses
dans sa vie quotidienne auxquelles il doit faire face et souvent s’adapter. Dès lors, il a besoin d’un moyen
d’expression et de communication commode, capable de lui permettre d’extérioriser tous les sentiments et les
émotions qu’il ressent devant les différentes situations qui se présentent à lui. Cette situation nous amène à nous
interroger sur lequel de ces deux types de langage conviendrait le mieux à l’homme. Dans cette perspective, le
langage ordinaire qui comprend des mots évolutifs, polysémiques et arbitraires est plus apte et commode à satisfaire
l’homme que le langage idéal, qui lui, contient des expressions éternelles, fixes, intemporelles, sans aucune capacité
d’adaptation à des situations multiples et différentes.