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Titre : UNIVERSALISME DES DROITS ET JUSTICE PROCÉDURALE : QUEL STATUT JURIDIQUE POUR LES MINORITÉS HOMOSEXUELLES ?

Auteur.e.s : Kinimo Bienvenu Lagloire N’ZI, .

Résumé :
La défense de l’homosexualité dans les sociétés occidentales est adossée à l’idée du caractère inviolable et imprescriptible des droits de l’homme. Sur la base d’un tel principe, on estime que l’orientation sexuelle, et dans le cas d’espèce l’homosexualité, ne saurait être retenue comme un motif valable de discrimination. Mais le durcissement de l’homophobie, voire sa criminalisation, notamment dans plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient, est assez éloquent sur l’existence d’un conflit de valeurs. L’évocation des droits de l’homme pour légitimer l’homosexualité passe mal dans ces sociétés avec des valeurs plus conservatrices, marquées du sceau de la pudeur et dans certains cas, du dogmatisme religieux. Ainsi, les homosexuels se trouvent entre le marteau et l’enclume dans ces zones hostiles où l’hétérosexualité est identifiée comme la seule orientation sexuelle acceptable. Les homosexuels y sont très souvent en mal de reconnaissance et persécutés. Ils finissent par comprendre que les droits de l’homme ne constituent pas partout une garantie de protection. La pratique démocratique délibérative prônée par Habermas et Fraser peut permettre de dépasser l’impuissance des droits théoriques en favorisant une réelle reconnaissance citoyenne des homosexuels. Loin de légitimer moralement l’homosexualité, nous glissons sur le terrain de la justice procédurale.